Festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris
22ª edición
frenesarit

AtlasEM

Luis Ricardo Garcia Lara

[REPORTADA EN SALA]Competición #7

Difusión live el sábado 17 octubre a 22:54 (UTC+2)

Sinopsis

Una civilización temerosa prueba de sobrevivir en el violento universo en el que reside; y, con el tiempo, el miedo desaparecerá.

PaísMéxico/Francia
Año2020
Formato de proyecciónDigital
Duración22'40
Biografía

Nació en Ciudad de México en 1982. Me licencié en Comunicación y Cine en 2002, escribo cuentos, tengo una banda punk y filmo un díptico: “Fuerza y Poder”. En 2006 me mudé a París. Entré en la Sorbona en Filosofía en 2008. En 2010 escribo una colección de cuentos en español, “Y clasificarlas para las llamas”. Valido un Master en Estética en 2013. Entre 2017 y 2019 dirijo “Grund” y “Atlas”, el segundo díptico sobre “La muerte del hombre”.

Texto del comité de selección

En este renacimiento muy personal del proyecto Atlas del historiador de arte Aby Warburg, el cineasta Luis Ricardo García Lara desarrolla un lenguaje híbrido, entre las imágenes encontradas, las novelas fotográficas y el vagabundeo por los museos. Las principales fuentes pictóricas son diversas obras procedentes de museos parisinos, pero nunca aparecen tal cual: el cineasta las vuelve a filmar, la mayoría de las veces precortando, editándolas en el acto durante el rodaje con un encuadre ajustado y una cámara de mano. Más tarde, las imágenes se reelaboran digitalmente, en un montaje de ritmo particularmente tenue, donde asistimos a una profusión de representaciones, violentas colisiones entre las obras. También debemos mencionar el gran trabajo de la banda sonora, que mezcla una partitura musical muy precisa con una voz en off que nos cuenta una historia cosmogónica. Esta voz, tanto cercana como lejana, recorre un texto leído en un lenguaje inventado, lo cual es - una tarea difícil - hecha extremadamente creíble por la prosodia del actor-hielo, cuyo timbre escapa a cualquier género.

Traducción realizada con la versión gratuita del traductor www.DeepL.com

(T.D.)
Entrevista

FCDEP

Pourvez-vous revenir sur la genèse de Atlas ? 

Luis Ricardo Garcia Lara

En visitant des musées et des expositions à Paris j’ai commencé à m’intéresser sur la question de la relation de l’oeuvre à l’endroit où celle-ci était exposée, c’est à dire, la plupart du temps dans les musées. Parfois on peut trouver un objet qui est exposé au Jeu de paume, puis au Quais Branly, on peut sauter d’un musée d’art contemporain à un autre qui est de science ou anthropologie. En gros, ce qui m’intéresse est de voir comment on catégorise un objet selon là où on le place. Les musées construisent, à partir de différentes thématiques, différentes formes narratives. On regroupe une série d’oeuvres et à partir d’un sujet créé, l’oeuvre va prendre une valeur différente. J’ai voulu donc jouer avec ça, dans la construction d’une fiction à partir des différentes oeuvres d’une trentaine de musées à Paris. D’une certaine manière, peut être plus prétentieuse, snob, j’ai voulu désacraliser, sortir du musée certaines œuvres pour les transformer en quelque chose d’aujourd’hui, leur rendre leur pouvoir originel. Je trouve un peu fermé, restreint, vieux même, l’idée d’enfermer un tableaux de Delacroix ou de Picasso dans un musée. Toute leur liberté ou particularité est enfermée dans un musée rempli de touristes pour lesquels le passage et la visite au musée est une obligation comme aller à Montmartre ou se promener sur les champs Elysées. Donc j’ai voulu leur rendre leur pouvoir en les sortant de là, et les incruster dans le rythme d’aujourd’hui,  dans une recherche esthétique et artistique plus libre que l’espace où ils sont confinés. Un peu comme ce que fait le cinéaste autrichien Peter Tscherkassky avec des vieux films.

FCDEP

Un grand nombre d’images figurent dans votre film. Quel a été votre processus de création ?

Luis Ricardo Garcia Lara

J’avais à la base une nouvelle que j’avais écrit il y a quelque temps et qui avait un rapport très fort avec le film que je tournais au même moment de la conception d’Atlas. Parce qu’il faut dire qu’Atlas fait partie d’un diptyque qui s’appelle Le Diptyque de la Re-signation. Alors j’ai pris cette nouvelle et je l’ai découpé en plusieurs parties. Dans chacune de ces parties il y avait une dizaine de mots, des concepts qui résumaient cette partie là. J’ai regardé donc tous ces mots, tous ces concepts, et j’ai recherché dans quels musées de Paris je pouvait trouver des oeuvres qui pourraient représenter ces concepts, ces mots. J’ai choisi donc une trentaine de musées, puis je les ai visité. J’avais avec moi deux vieux iPhones et plusieurs applications dans les téléphones portables pour jouer avec les textures et les couleurs. J’avais aussi trois objectif pour les téléphones qui m’ont aidé à filmer des oeuvres qui étaient disposés parfois d’une manière compliqué dans les espaces des musées. Parfois je sortais avec une centaine vidéos de quelques secondes d’une musée, parfois uniquement avec une dizaine de vidéos. Puis, il y a eu un gros travail de dérushage pour sélectionner les images qu’on allait utiliser pour chaque partie du film et qui devaient s’accorder avec la voix off qui était dessus.

FCDEP

Combien de temps a pris l’élaboration de votre film ?

Luis Ricardo Garcia Lara

C’est compliqué à savoir parce que entre la réécriture de la nouvelle et la post production je tournais aussi l’autre partie du diptyque, je travaillais pour gagner de l’argent, donc je ne sais pas. Mais je suppose qu’on a fait ça en 1 an ou 1 ans et demi.