Festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris
22ème édition
frenesarit

RibaPM

Moira Tierney

Compétition #4

Diffusion live le vendredi 16 octobre à 22:18 (UTC+2)

Synopsis

En 2000, Masha Godovannaya a programmé en Russie une série de film titrée Avant-Garde Alternatives: An Evolution of American Experimental Film, et a été projetée dans plusieurs villes : Moscou, St. Petersburg, et  Yekaterinburg. Nous avons rendu visite au cinéaste nécro-réaliste Yevgeny Yufit chez lui près du lac Seliger, pour l’aider à réparer sa maison dans laquelle il nous hébergeait. Nous étions récompensés par le poisson frais qu’il pêchait chaque jour. Ce film est un hommage à Yufit, décédé à St. Petersburg en 2016.

PaysRussie/Etats-Unis
Année2020
Format de diffusionNumérique
Durée5'20
Biographie

Moira Tierney a fait ses études au University College Dublin (B.A.) et à l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy (DNSEP) ; elle a travaillé à Anthology Film Archives à New York de 1998 à 2001 grâce à une bourse Fulbright. Ses films “Matilda Tone” et “Down Claiborne” ont reçu des Project Awards du Irish Arts Council ; “Nouakchott Rocks” (la première coproduction irlando-mauritanienne) a reçu un financement de distribution du Irish Film Board a l’occasion de son sélection par le Festival de Film de Rotterdam en 2012. Son travail a été largement diffusé à travers cinémathèques, musées, galeries et festivals, notamment le Fondation Cartier à Paris, le Festival du Film de Rio, les festivals du film de Londres et d’Édimbourg, Anthology Film Archives, le Musée Reina Sofia de Madrid, et le Musée de Cinéma de Moscou. L’initiative transfrontalière européen Peace III lui a commandé un film sur la frontière irlandaise (“Are We There Yet ?” 2010) et elle a réalisé des ateliers de cinéma en Irlande, France et Estonie. Elle est cofondatrice du collectif SOLUS, un groupe basé à Dublin dont la mission est l’échange des œuvres de cinéma d’avant-garde entre l’Irlande et l’étranger. Ses films sont distribués par le Collectif Jeune Cinéma à Paris et par Third World Newsreel et la Film-Maker’s Co-operative à New York. Les projections récentes de son œuvre inclut un rétrospective au Film-Makers Co-op, New York et une tournée française dans le cadre du programme de Culture Ireland pour la présidence irlandaise de l’UE en 2013. Elle est lauréate des commissions Arts Visuels de la Cité internationale des arts à Paris.

Texte du comité de sélection

Un home movie tout en douceur, fait de tonalités sombres du quotidien. En immersion dans la maison de Yevgeny Yufit et de Masha Godovannaya sur le Lac Seliger, Riba est un film hommage au cinéaste russe, dans lequel la recherche de la beauté par la présentation simple des choses transcende la démarche documentaire.

(G.M.)
Entretien

FCDEP

Quel est le point de départ de Riba ?

Moira Tierney

Masha Godovannaya a programmé une tournée de films d’avant-garde américain en Russie (c’était la première fois que ces films étaient projetés en ex-URSS) et comme j’avais un film dans le programme, elle m’a invité à l’accompagner. Après les projections à Moscou, à St Pétersbourg et à Ekaterinbourg, on a été invité au Lac Seliger. Yevgeny Yufit, cinéaste necro-réaliste, avait une maison au bord du lac. Il y avait une autre maison en travaux ; pendant notre séjour, on a aidé avec les travaux et on s’est régalé avec les poissons que Yufit pêchait dans le lac. Pendant le séjour, j’avais ma caméra 16mm avec moi, j’ai donc filmé cette histoire de poisson.

FCDEP

Quelle technique avez vous utilisé pour sa réalisation ? Et quel a été votre processus de création ? Avec quoi avez-vous filmé ?

Moira Tierney

Masha m’avait trouvé une caméra 16mm russe : un Krasnogorsk K3 (une super caméra, pour ceux qui en cherchent). J’ai l’habitude de filmer ce qui se passe autour de moi et c’était le cas pour ce film. Je n’ai pas tourné beaucoup, à peu près tout ce que j’ai tourné se trouve dans le film, mais j’ai toujours eu du mal à trouver le bon rythme au montage. Ça n’a été que pendant cette période récente du confinement que je m’y suis remise, pour enfin trouver le rythme qu’il fallait. J’ai tourné en négatif, je crois que c’était du 500T.