Festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris
22ème édition
frenesarit

TEALPM

Björn Kämmerer

Compétition #1

Diffusion live le jeudi 15 octobre à 18:31 (UTC+2)

Synopsis

⚠ Ce film ne sera pas diffusé en live-streaming en ligne ⚠

Au cinéma, un miroir n’est jamais qu’un miroir. C’est un des symboles les plus représentés et les plus expressifs. Sa signification profonde l’a toujours dépassé, et a souvent été considéré comme le reflet de l’âme intérieure et tourmentée des êtres humains. Avec TEAL, Björn Kämmerer dépouille le miroir de ses ornements métaphoriques et, ce faisant, lui redonne un peu de sa magie matérielle.

PaysAutriche
Année2020
Format de diffusion35mm
Durée5'
Biographie

Né en 1977 à Stralsund (RDA), a grandi à Berlin, vit et travaille à Vienne. A étudié de 2002 à 2008 à la Kunstuniversität Linz (art média expérimental), et à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne (art et médias numériques). Travaille avec le cinéma et la vidéo.

Texte du comité de sélection

Hyper visuel, TEAL propose une expérience réflexive qui met la projection au premier plan. La surface de l’écran, en morcellement perpétuel, devient matière. Une proposition structurelle nouvelle en 35mm, un monochrome en mutation.

(R.G.)
Texte critique

Filmé en silence à 25 images par seconde, Kämmerer entraîne son objectif sur une série de miroirs en chute libre dont les dos brunis et de couleur sarcelle font face à la caméra lorsqu’ils tombent verticalement à travers le cadre. Sur un fond noir, des miroirs tombent à intervalles réguliers, s’écrasant à la surface dans un élan de destruction syncopé. Au fur et à mesure que chaque vitre se brise, des éclats réfléchissants éclatent vers l’extérieur, captant de brefs indices des lumières environnantes du studio avant d’être rapidement repliés dans le montage découpé du film. Comme dans le précédent Navigator de Kämmerer, le sens de la profondeur et de la verticalité produit par ces éléments détonnants crée des motifs et des illusions optiques dans le cadre 35 mm qui dissolvent lentement les coordonnées spatiales et permet à l’événement profilmique de façonner et de remodeler la perception du spectateur d’instant en instant. Considération tautologique de l’espace, de la disponibilité et de l’iconographie cinématographique (et en tant que telle une leçon d’objet littérale dans la répétition), TEAL recalibre l’œil du spectateur par l’application et la perturbation subtiles de formes familières.

(Jordan Cronk)